Le Festival d'hiver

Association créée en 2002, le Festival d'Hiver est un festival international de théâtre étudiant, mettant chaque année en compétition des concurrents du monde entier devant un jury de pros. Pour les élèves de HEC, c'est aussi l'assurance de sorties conviviales au théâtre et de conférences sur le campus.

Retrouvez-nous sur :


Facebook


Nos partenaires :

Ces théâtres ont l'amabilité de nous soutenir :





Nous remercions aussi notre école, qui nous soutient et met ses locaux à notre disposition :



Ainsi que le conseil général des Yvelines :



Et le Journal des Grandes Ecoles :

Renseignements et réservations : [email protected]

13 janv. 2012

Ernst and Young : Post-it(c) campus war !


Si vous souhaitez nous soutenir et nous permettre de remporter 3000€, cliquez ici et votez pour la photo du Festival d'Hiver jusqu'au 6 Février !

05 janv. 2012

Le programme de l'édition 2012


Résumé des pièces de : Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi


Programme_Festival_d__Hiver_2012.png


LUNDI 20 FEVRIER

19H50 : Ouverture : présentation des troupes et du jury

20H00 : Froid de de Lars Norén par la Compagnie de l’Astre du Cours Florent (Hors Compétition)

Joué en Français

(Attention, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes).

Dans un coin tranquille de la Suède, c’est la fin des cours. Trois jeunes gens, trois amis, s’ennuient. Ils parlent de leur amour pour la race suédoise, la nature suédoise : ils évoquent les matchs de foot et leur cortège d’alcool et de rixes, les dangers que font peser les “métèques” sur la pureté de la Suède. Ils disent aussi leur fascination pour le passage à l’acte par excellence : la mise à mort de quelqu’un.
Sur ces entrefaites passe un garçon nommé Karl. C’est un enfant coréen recueilli et éduqué par une famille des environs. La famille est fortunée et l’“étranger” réussit à l’école. En outre, c’est peut-être le nœud gordien de la pièce, il croit en la vertu du dialogue.
La pièce Froid est basée sur un fait-divers tragique : le dernier jour de l’année scolaire 2002, deux jeunes lycéens qui font du camping au bord d’un lac
se font importuner par des skinheads. L’un des deux jeunes, issus
des milieux aisés, sera massacré dans la bagarre à coups de bûche.

21H30 : Le Jeu de la Feuillée de Adam de la Halle par le Groupe de Théâtre Antique :

Joué en Français

Cette pièce, probablement représentée à la Saint-Jean d’été 1276, s’impose comme la première pièce totalement profane de la littérature vernaculaire occidentale.

Au commencement, c’est une histoire éternelle, universelle : un jeune homme ne veut plus croupir dans son bled et fait part à ses amis de ses rêves de grandeurs. Adam veut quitter Arras et monter à Paris ! La suite nous la connaissons aussi : la force d’inertie des copains, du bistrot. Adam reste affalé à la table du Bon Trou du Cru pour boire, rire et… oublier de partir.
Au delà de ce scénario en queue de poisson, il s’agit d’une farce merveilleuse, où les personnages burlesques se succèdent, apparaissent, disparaissent, s’endorment, se tapent, se poursuivent dans une folie étourdissante. Un fou, un moine, un médecin, des fées, Adam de la Halle articule ses marionnettes pour nous faire la chronique d’Arras, la chronique d’une pensée et d’une poésie médiévales qui nous échappent un peu aujourd’hui… Mais grâce au GTA, tout se passe ici et aujourd’hui ! Les traducteurs et le metteur en scène ont produit un spectacle qui fait revivre et reconnaître la poésie et surtout l’humour de cette oeuvre méconnue !
Entendez-vous les fées approcher ?



MARDI 21 FEVRIER

20H00 : Danser à Lughnasa de Brian Friel par l’Entracte, la troupe de Théâtre du CELSA

Joué en Français

C’est l’été. Nous sommes en 1936 à Ballybeg, en pleine campagne irlandaise. Dans la vieille demeure familiale, chacune des soeurs Mundy sait par coeur le rôle qu’elle a à jouer. C’est l’époque des fêtes de Lughnasa, la musique bat la campagne et échauffe les esprits. Au coeur du foyer, la TSF devient le relais indispensable de ces rythmes endiablés, seul moyen pour échapper à une réalité trop pesante. Et lorsque se libère l’imagination et qu’éclatent les normes, c’est par la danse que les soeurs exorcisent leurs peurs et leurs frustrations.
Mais cet équilibre apparent est-il vraiment si solide ? Le retour de leur frère rentré de mission en Afrique, ainsi que la visite d’un amour de jeunesse, vont révéler les fissures latentes du socle familial. Rapidement, tout se craquèle et chacune des soeurs commence à perdre pied. Plus rien ne sera jamais comme avant. Tel est le tableau dépeint par Michael, le narrateur qui nous offre les souvenirs émus d’un passé complexe, à l’aune d’un présent désormais appaisé.

22H00 : La Giostra Furiosa de Ludovico Ariosto par le Centro Universitario Teatrale

Joué en Italien, surtitrage en Français

La pièce s’inspire de la Giostra Furiosa de Ludovico Ariosto. Le grand nombre de caractères, la complexité des histoires, les références aux mythes grecs et romains, à la culture populaire et l’héritage chrétien se retrouve dans la narration articulée et complexe qui définit le poème d’Ariosto. C’est pour cette raison que la pièce n’est basée que sur certains épisodes sélectionnés à partir de ce poème, qui sont, selon nous, les plus intrigants et dont les traits parodiques sont mis en valeurs par des références à la Commedia dell’Arte. Vous découvrirez l’obsession d’Orlando pour la belle Angelica qui le mène à la folie ; l’amour entre Ruggiero et Bradamante auquel s’oppose le sorcier Atlante ; l’île merveilleuse de la sorcière Alcina sur laquelle Ruggiero arrive sur le dos de son hippogriffe voulant délivrer Astolfo. Ce dernier, libéré d’un mauvais sort, jeté par Alcina elle-même, devra voler jusqu’à la Lune pour retrouver les esprits d’Orlano scellés dans une ampoule qui, dans cette réécriture, a été remplacée par une fiasque de vin.
La Giostra (joute, mais aussi manège) est le thème principal de cette pièce, puisque le mot italien a un double sens, rappelant à la fois l’ancien monde peuplé par les rois et les paladins combattant, et le Luna Park qui a tant amusé les jeunes Italiens encore enfants, avec ses manèges, ses montagne russes et ses marionnettes.



MERCREDI 22 FEVRIER

20H00 : Hagamos un trato de Mario Benedetti par el Grupo de Teatro de la Universidad Publica de Navarra

Joué en Espagnol, surtitré en Français

Uruguay, Argentine, Pérou, Cuba, Espagne, Uruguay… Quel stupide délire que la géographie ! Des noms différents pour une même identité. Amour de la terre et amour de la liberté. Liberté, quel grand mot. Un homme ne fait pas toujours ce qu’il veut, mais il a le droit de ne pas faire ce qu’il ne veut pas.
Cela parle une fois de plus du théâtre, de la façon dont l’art se cultive malgré tout… Es-tu disposé à parler ? Je souffre trop pour te le cacher. Je suis un prisonnier politique mais il faut que tu saches que ton vieux s’est tu ou a maudi comme un fou : une jolie façon de se taire.
Notre père est en exil. C’est la nostalgie de Crna Gona. Tu veux retourner dans ton pays ? Pour cela, il faut que tu te rendes à Crna Gona, afin de ne pas sentir, là bas, la nostalgie de Montevideo. Comprenez-vous ? Vous ne savez pas à quel point j’ai lutté pour continuer de vivre. Nous sommes seuls, te rends-tu compte ? N’aies pas peur. Je suis mort.

21H30 : La légende d’Antigone de Philippe Fenwick par Double Jeu, la troupe de théâtre de HEC

Joué en Français

La pièce revisite le célèbre mythe d’Antigone, fille d’OEudipe qui veut enterrer son frère malgré l’interdiction du roi Créon, à notre époque.



JEUDI 23 FEVRIER

20H00 : Illusion, une création originale de la troupe de la Lomonosov Moscow University

Joué en Français, Bulgare, Anglais, Italien, Espagnol, Allemand, Serbe et Turc

Illusion est une histoire qui parle du cinéma, où les héros des films deviennent réalité grâce aux spectateurs qui croient en eux. Cela parle de l’influence des films sur nos vies et de la possibilité d’être heureux non pas dans nos rêves mais dans la réalité.


Tout commence dans un vieux cinéma : Illusion, quelque part en Europe Centrale. C’est à cet endroit que le destin rassemble François, un artiste des rues, qui joue Charlie Chaplin et Kitty, une jeune fille muette qui aime regarder des films. Elle vit dans un monde de rêverie où elle peut discuter avec ses personnages de films préférés, mais l’amour de François est un sentiment qui tient, lui, de la réalité. On découvre aussi Donka, une Bulgare, une administratrice du cinéma, et un réalisateur, Giuseppe Pazzini, qui fait un film sur tout ce qu’il croise sur son chemin. Ils se rencontrent dans ce cinéma, alors qu’il est en quête d’inspiration et d’une muse pour son nouveau film.

Le temps passe, et le réalisateur présente l’avant-première de sa nouvelle création à l’Illusion. Même si le cinéma a changé, reconstruit et rénové, l’ancienne magie y est toujours présente.

22H00 : Le Grand Show de Improve

Surprise…

22H30 : Cérémonie de clotûre, remise des récompenses par le Jury.


05 déc. 2011

Application closed - Fin de la période d'inscription



Vous avez été nombreux à déposer votre candidature pour l'édition 2012 du Festival d'Hiver. Nous vous en remercions sincèrement. Ce soir, toute l'équipe se réunira pour sélectionner les 5 troupes qui nous rejoindrons en Février sur le campus de notre école. Nous vous tiendrons au courant de notre choix dès que possible. Merci encore et à bientôt.



We have received a lot of applications for the 2012 edition of the Festival d'Hiver. We are deeply grateful for this. Tonight the whole team will meet and select 5 troupes that will come on the campus of our school in February. We will let you know our choice as soon as possible. Thank you again, see you soon !



FH

02 déc. 2011

"ELF, La Pompe Afrique", au Théâtre de l'Onde


De fin mars à début juillet 2003 s’est déroulé en public au Palais de Justice de Paris le procès intenté par la compagnie pétrolière Elf à trente-sept prévenus dont MM. Loïk Le FLOCH-PRIGENT, 57 ans, Alfred SIRVEN et André TARALLO, 76 ans tous les deux. Ce qui est officiellement jugé ce sont les abus de biens sociaux commis au détriment de la compagnie pétrolière pendant les quatre années de la présidence de M. Le FLOCH-PRIGENT, de 1989 à 1993.

LOnde.png



Nicolas Lambert a suivi toutes les audiences des quatre mois du procès. Se faisant passer pour un journaliste, il prenait méticuleusement des notes. Il rapporte dans sa pièce les propos exacts qu’ont pu tenir les protagonistes du procès durant les audiences et les interviews.

C’est avec tout le talent d’un comédien et metteur en scène brillant que Nicolas Lambert fait revivre les temps forts du procès, pour nous expliquer avec un sens remarquable de la pédagogie et une grande clarté toute la chronologie du procès et des faits qui sont jugés.

Il passe avec aisance d’un personnage à l’autre, avec une touche d’humour et d’ironie. Il dénonce d’un ton acerbe les faits de corruption, de manipulation et de complicité des plus hauts représentants de la République. Il critique avec virulence l’incroyable cynisme des accusés et la lâcheté dont ils ont fait preuve lors du procès. Ces derniers sont en effet toujours prêts à rejeter la faute sur l’autre pour clamer leur innocence, quitte à en devenir ridicules : « Ce n’est pas moi qui ait le goût du luxe, c’est ma femme ! » ou encore : «Je suis fils unique, j’avais promis à ma mère de faire du jardinage » (Le Floch-Prigent à propos de l’achat de meubles de jardin pour 80 000 francs le jour de son éjection de chez Elf).

S’il n’est pas physiquement présent dans la salle d’audience c’est bien le Pouvoir politique qui comparait devant la Justice. Même si ses représentants officiels, élus, sont absents, l’Etat français doit répondre ici de son fonctionnement, de ses financements, d’une façon de diriger sa politique. Les pays d’Afrique apparaissent au fil des audiences comme un moyen au service de la République.

Sur scène, devant la Justice, la dimension opaque de ce qui ne semblait être qu’une société d’hydrocarbures apparaît en pleine lumière. Le Président du Tribunal brise le silence qui unit les trois principaux prévenus. Peu à peu, derrière le procès fait aux hommes, un autre procès apparaît, celui d’un système, celui d’un Etat.

Nicolas Lambert fait au travers de ce spectacle un acte citoyen, interpelle notre esprit critique et notre jugement en révélant sous nos yeux les terribles dérives d’un système et les conséquences désastreuses qui peuvent en découler.

Camille

09 nov. 2011

Le Shaga, au théâtre de l'Athénée



Duras évoquait cette pièce en ces termes : "la chose la plus folle que j'aie jamais écrite." En effet, cela ne ressemble en rien au reste de l'œuvre de Duras, ni à rien d'autre d'ailleurs. C'est une pièce dans laquelle brille l'absurde, règne le non sens, scintille la folie. Le shaga, c'est cette langue étrange et exotique que se met soudain à parler une jeune femme, avec pour seule explication, l'évidence traduite tant bien que mal par son interlocutrice : "ce matin en me levant, ce matin en me levant".

Le Shaga

Langue aux intonations suaves, lancinantes et rythmées, "Senang. Hati na senang. Menanbah shagano", le shaga est sans doute une folie, un état de fait, une posture depuis laquelle le monde s'observe et se dessine autrement. Les trois personnages n'en perdent pas pour autant leur capacité à communiquer, faisant finalement du shaga une curiosité plus qu'une entrave à l'expression ou une renonciation à l'échange, puisqu'ils parviennent bon gré mal gré à se comprendre, à interpréter la parole de l'autre, à la réinventer souvent mais sans jamais la déconsidérer.

Les acteurs servent admirablement ce jeu de fous qui s'articule autour du langage, épousant avec justesse l'ironie du texte sans réduire ce dernier à une dissertation sur la folie, ni se livrer à une interprétation ployant sous la psychologie et la gravité. Au contraire, tout est léger et la parole qui sourd des trois comédiens est virevoltante ; c'est une douce folie qui prend à rebours le sens des mots et oscille entre humour et subversion. Le parti pris d'un décor dépouillé tout autant que la finesse du jeu et de la mise en scène trouvent notamment leur légitimité dans le fait que Claire Deluca, la metteur en scène et actrice, a travaillé avec Duras et joué en 1968 Le Shaga, participant avec les autres acteurs lors des répétitions au perfectionnement de la pièce, guidés par le regard de son auteur, jusqu'à la mener à sa "vérité scénique".

Sur les planches de la petite salle Christian-Bérard de l'Athénée, durant une heure toute courte, Claire Deluca nous emmène à la recherche d'un autre langage, d'un autre dire, et nous porte à la rencontre de Marguerite Duras dont la voix grave, à peine effacée, s'élève du fond de la scène durant les premières secondes de la pièce pour nous inviter au voyage.

Morgane

Le Shaga Dessin Seb Jarnot pour LeMonde.

- page 1 de 3


Le Festival d'Hiver et vous

Nous sur twitter

billets

Commentaires

Archives

Site internet du Festival d'Hiver - Festival international de théâtre étudiant - Organisé par l'ASSOCIATION FESTIVAL D'HIVER H.E.C. (loi 1901) créée en 2001 | Powered by Dotclear